Où manque-t-on le plus de connaissances naturalistes ?

L'essor du partage de données de biodiversité permet de plus en plus de travaux d'expertise assistés par les statistiques et la modélisation. Le grand volume de données disponible et leur potentiel analytique nécessite à présent d'évaluer la "qualité" de cette connaissance et de replacer les analyses dans le contexte de l'exhaustivité de l'information.
L'étude s'intéresse à 27 groupes d'espèces. Pour chacun, les données de distribution issues de l'INPN/SINP sont comparées à un seuil de connaissance établi par un ensemble d'experts. Ce seuil représente la richesse minimale devant être observée dans une maille. Des synthèses sont ensuite effectuées pour cumuler les groupes et ainsi identifier les mailles 10 x 10 km où le plus de groupes sont en dessous de ce seuil de connaissance.
Le résultat montre un effet calqué sur les limites « administratives » : des régions avancées dans le partage des données et d'autres moins; des sites emblématiques (Fontainebleau...), les Parcs nationaux et les fleuves qui sont mieux connus. Les zones méconnues relèvent en premier lieu d’une manque de partage des informations avec l’échelon national (façade Ouest, Corse...) et peut être, plus ponctuellement, de vrais déficits de connaissance. 
Un indicateur multi-taxon traduisant l'évolution dans le temps de la connaissance et du partage des données, qui sera mis en ligne prochainement dans le cadre de l'ONB.