Actualités Patrinat

  • Évaluation de la biodiversité du Golf National (Saint-Quentin-en-Yvelines)

    Un important programme d'actions a été développé afin d'évaluer les enjeux écologiques et d'améliorer la gestion et la conservation de la biodiversité au sein des espaces golfiques français. 

    C'est dans ce contexte que s'inscrit l'évaluation écologique réalisée au Golf National. Structure d'accueil de la Ryder Cup 2018, évènement golfique le plus important au monde, le Golf National fait l'objet d'un suivi spécifique afin de connaître, préserver et favoriser la biodiversité du site en amont et en aval de cet évènement. Ce suivi implique l'intervention d'experts écologues et naturalistes et se fonde sur le déploiement de l'Indicateur de Qualité Écologique (IQE) développé par le Muséum. L'IQE permet d’évaluer la fonctionnalité écologique d'un site grâce à un protocole semi-standardisé de diagnostic des enjeux naturalistes. Les résultats de cette première étude alimenteront plus largement la démarche nationale visant à fournir à l'ensemble des structures golfiques des outils adaptés pour intégrer progressivement une stratégie commune de connaissance et de gestion de la biodiversité.

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    Consulter le site de la Fédération française de golf
    Consulter le site de l'Indicateur de Qualité Écologique (IQE)

    Crédit Photo : Mare de l'Albatros au Golf National. O. Roquinarc'h,

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  • Collisions entre la faune et les véhicules

    L’Idrrim organise depuis 2010 le Prix « Infrastructures pour la mobilité, biodiversité et paysage » (IMBP). Ce prix récompense les meilleures initiatives en faveur de la biodiversité et du paysage mises en œuvre par les acteurs impliqués dans le domaine des infrastructures de mobilité. Porté par la DIR Centre-Est, en partenariat avec le SPN, le programme d'identification des points de conflits entre la faune sauvage et le réseau routier a été lauréat du grand prix IMBP 2016. La revue générale des routes et de l’aménagement y a consacré un article en décembre 2016.
    Depuis 2009, le SPN pilote la mise en place de suivis des collisions faune-véhicules en partenariat avec les DIR. Actuellement, 5 DIR mettent en œuvre un protocole de relevés des collisions et transmettent leurs données au SPN, qui les analyse. Ces données permettent l'identification de zones de conflit entre la faune et la route et ainsi prioriser la mise en place de mesures de restauration de la transparence des infrastructures de transport. Ces démarches viennent ainsi contribuer à la mise en oeuvre des SRCE. Elles permettront également d'alimenter l'INPN. 

    Liens vers : 

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  • Trame verte et bleue : cohérence interrégionale, nationale et transfrontalière

    La phase d’adoption des Schémas régionaux de cohérence écologique (SRCE), documents régionaux de la Trame verte et bleue, est désormais achevée. Dans ce contexte, le Service du patrimoine naturel participe à la réalisation de bilans techniques sur l’élaboration de ces schémas. Il vient en particulier de publier deux rapports pour dresser un état des lieux :
    - de la prise en compte des espèces, des habitats naturels, des continuités d’importance nationale et des zonages listés par les Orientations nationales de la TVB. Ces enjeux devaient être pris en compte par les SRCE selon l'article R371-24 du Code de l'environnement.
    - des démarches développées par les régions, de leur propre initiative, pour identifier des enjeux interrégionaux et transfrontaliers supplémentaires.
    Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du centre de ressources TVB, dont fait partie le Service du patrimoine naturel, et qui accompagne le Ministère de l’écologie dans la mise en œuvre et le suivi de la politique TVB. Ces bilans doivent ainsi alimenter l’évaluation des Orientations nationales de la TVB prévue en 2017 en association avec le futur Comité National de la Biodiversité.

    Lien vers les bilans techniques sur la première génération des Schémas régionaux de cohérence écologique :

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  • Revue des typologies et cartographies de végétations et habitats d'Outre-mer

    Les territoires d'Outre-mer français recouvrent des réalités écologiques et sociétales très différentes, mais ont aussi de nombreux points communs à commencer par leur localisation quasi-systématique dans les "points chauds" de biodiversité à l'échelle mondiale.
    Ces territoires d'exception concernant la biodiversité sont inégalement pourvus en référentiels typologiques et cartographiques d’habitats et de végétations au sens large. Or ce sont des outils majeurs pour la mise en place de stratégies de conservation de la biodiversité et de gestion des ressources naturelles.

    Le Service du Patrimoine Naturel a mené une revue des typologies et cartographies de végétations et habitats terrestres d’Outre‐mer avec quatre objectifs principaux :
    - identifier et porter à connaissance les principaux référentiels existants dans les territoires ;
    - distinguer ceux qui sont le plus utilisés par les acteurs locaux, l’usage qu’ils en ont et évaluer leur niveau de satisfaction ;
    - analyser les caractéristiques des référentiels en vue d’identifier leurs qualités et leurs lacunes ;
    - sélectionner les typologies qui pourraient être intégrées au référentiel des typologies nationales sur les habitats (HABREF) afin de les diffuser largement y compris en consultation sur le site de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel.


    Habitat de La Réunion, Mare Longue, commune de Saint-Philippe. Crédit photo : R. Poncet.

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  • Actualisation de la Liste rouge des oiseaux nicheurs de métropole

    Huit ans après le précédent état des lieux, la mise à jour de la Liste rouge nationale des oiseaux nicheurs montre une situation qui s’est aggravée pour 48 des 284 espèces recensées sur le territoire métropolitain : un tiers des espèces est désormais menacé, contre un quart en 2008.

    Au total, 92 espèces sont classées menacées dans l’Hexagone. L’analyse des informations les plus récentes et l’évaluation de la situation de chaque espèce ont été conduites durant un an par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux, la Société d’études ornithologiques de France et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage.

    Plus d'informations sont disponibles sur les sites suivants :
        INPN
        UICN 


    Crédits photo : J. Laignel, Coracias garrulus Linnaeus, 1758

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  • Méthode nationale d’évaluation des fonctions des zones humides.

    La méthode développée dans le cadre du partenariat pluriannuel ONEMA-MNHN permet d’évaluer des fonctions des zones humides continentales (au sens de l’art. L.211-1 du Code de l’environnement) en France métropolitaine et de vérifier qu’un certain nombre de principes de la compensation sont bien respectés. Elle est le fruit d’une collaboration entre ses concepteurs (MNHN, Biotope, Irstea, Onema, université Grenoble Alpes, université de Tours) et plusieurs partenaires techniques (Cerema, Forum des marais atlantiques, directions interrégionales de l’Onema de Compiègne, Metz, Rennes et Toulouse) : recherches bibliographiques, élaboration et tests de prototypes de méthode sur près de 220 sites.

    Cette méthode nationale apporte un vocabulaire commun sur les fonctions des zones humides et une grille d’évaluation. La méthode se veut pragmatique et rapide à mettre en œuvre sur le terrain.
    Trois fonctions hydrologiques, cinq fonctions biogéochimiques et deux fonctions en rapport avec l’accomplissement du cycle biologique des espèces sont évaluées.

    Trois documents sont mis à disposition :
    • Un rapport méthodologique sur la construction de la méthode et le choix des indicateurs – rapport SPN
    • Un guide pratique dans la collection Guide et protocoles de l’ONEMA
    • Un tableur associé pour appliquer la méthode et afficher le résultat de l’évaluation.
    Le guide s’adresse à un public technique en charge de la réalisation, de l’instruction ou de la rédaction d’avis techniques de dossier « loi sur l’eau » portant sur les zones humides.

    Liens :

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  • Bilan d’activité 2015 du Service du Patrimoine Naturel

    L’année 2015 a été de nouveau, pour le SPN, une année riche en actions sur les programmes de conservation de la Nature qu’il porte. Ce bilan d’activité décrit ainsi précisément les actions menées et les avancer sur les différents projets, sans pour autant s’attaché à l’exhaustivité, mais en prenant soin de préciser les actions structurantes de l’année. Onze parties distinctes permettent de mettre en lumière la diversité des thématiques que mène le service, que ce soit sur les espèces, les espaces naturels terrestres et marins, les outre-mer, etc.

    Cette année, le nouveau président du MNHN, Bruno David, intervient dans une préface concernant la mission d'expertise à laquelle est attachée le SPN dans le contexte du Muséum. De plus, la parole a été donnée à des partenaires sur les projets qu'ils partageaient avec le service. 

    En vous souhaitant bonne lecture.

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  • Le SPN publie une étude bibliographique sur l’efficacité de la mise en œuvre des Directives Nature en France

    Deux décennies après le début du processus de désignation des sites Natura 2000, la question d’un bilan de l’efficacité du réseau intéresse un nombre croissant d’acteurs : quel est l’effet de la mise en œuvre des Directives « Oiseaux » et « Habitats » sur l’état de conservation des espèces et habitats visés ? 

    La bibliographie consultée révèle que les études centrées sur les résultats sont encore rares, traduisant à la fois un manque de recul et de vraies difficultés méthodologiques. Si des effets positifs indirects sont bien établis, les effets concrets sur les milieux restent à évaluer de façon plus approfondie. 

    Différentes méthodologies pouvant être mises en œuvre sont présentées. Les difficultés prévisibles portent sur la disponibilité des données, y compris celles décrivant la gestion menée, sur les questions d’échelle, le besoin de multidisciplinarité et la difficulté de distinguer l’effet de Natura 2000 d’autres facteurs influant sur l’état de conservation des habitats et espèces. Sur la base de ces conclusions, il est proposé d’évaluer, en tant que préalable, la représentativité et la fonctionnalité du réseau, de mener une description plus précise des moyens mis en œuvre puis d’évaluer le lien entre l’action et les résultats obtenus, si possible en mobilisant plusieurs méthodes (études multidisciplinaires au niveau de sites expérimentaux, analyses de données à plus grande échelle). 


    En savoir plus :

    Crédits photographiques :
    Contrat de restauration de l’habitat 6220* (P. Rouveyrol) et une espèce profitant de la 
    réouverture des milieux : le Damier de la Succise (Euphydrias aurinia) (R. Puissauve). - Contrat de gestion sylvicole favorable au Grand Tétras (Tetrao urogallus) (Photo Tétras : JP. Siblet, photo milieu : J. Veret)

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